Débattre, clarifier, faire l'unité, agir ...
programme de justice sociale chargé d’espoir pour tous les Français. Aujourd’hui aurait-il renoncé à tout espoir? Comment les socialistes ont-t-il pu ainsi se perdre de vue en cours de route?Comment pourra-t-on renouer avec une politique de l’espoir? Quand un trop plein d’assurance menace de nous faire perdre le sens des réalités rappelons nous que si l'on se laisse dépouiller de notre assurance ou de nos convictions, de la confiance de nos sympathisants, de notre électorat c’en est fait de nous.Du jour où les gens douteront de notre capacité à garantir leur sécurité, leur santé et leurs emplois, on sera tout aussi fichus. Céder ne serait-ce que sur un seul de ces terrains et l'on aura tout perdu.Les libéraux insaisissables, glissant de droite à gauche et inversement, se divisant puis resserrant les rangs au besoin, parfois au cours d’une même campagne. Continuent a appliquer leur credo «toujours promettre à gauche pour mieux gouverner au centre» Triomphante, la droite a proclamé la fin des « illusions gauchistes ». Le « marché », tel est désormais le nouveau maître économique et politique.Ceci laisse le parti socialiste devant les trois mêmes choix : se marginaliser en se radicalisant à gauche, batailler au centre ou rechercher les victoires morales. Il a fait le choix de ne pas choisir!
Et pourtant, l’enjeu qui départage le libéralisme —même dans sa version hyper-frelatée à la Chirac—et la social-démocratie est limpide: celle-ci lutte pour une égalité des résultats tandis que le libéralisme se contente de promettre une égalité des chances.
La Droite juge suffisant de tenter d’égaliser les chances, puis de prier pour que l’ensemble des Français en voient les résultats. Les socialistes eux savent que les avantages indissociables d’une certaine fortune patrimoniale, d’un milieu familial stable et du tissu social de la classe moyenne confèrent de meilleures chances à ceux qui en bénéficient. Il est toutefois à la mode même chez certains socialistes, de cultiver l’illusion d’une réduction imminente et globale des inégalités.l’inégalité des revenus n’a jamais été si grande, les revenus de la classe moyenne stagnent ou fléchissent ;les classes supérieures n’oppriment plus vraiment les classes inférieures. Il leur suffit de les surpasser à chaque génération. De sorte que l’inégalité fondamentale ne concerne plus seulement le capital financier mais aussi le capital social .Augmenter les budgets est-ce la seule solution quand les familles sont perturbées et le milieu social dysfonctionnant ? Autant de manifestations d’exclusion sociale auxquelles un Tony Blair s’est attaqué de front, même si son enthousiasme pour la « guerre au terrorisme » a détournée l’attention de son approche «moderne de la social-démocratie.»Il a établit clairement que les services publics doivent répondre à des normes plus strictes dont la gestion ne relève pas des syndicats, et que médecins, enseignants et fonctionnaires sont redevables aux contribuables qui les rétribuent.Cette approche inédite, qui consiste de fait à gouverner au centre-gauche, repose sur la conviction que la fin de la mobilité sociale marquerait l’émergence d’une classe de citoyens de plus en plus marginalisés et amers, et la fin de toute société démocratique.Le rôle de la social-démocratie— lutter pour une vie meilleure, soulager la pauvreté, renforcer la justice et créer des possibilités — était vu il y a dix ans comme dépassé par les esprits rationnels, ces enfants trop optimistes du Siècle des lumières. Moins enivrante, la décennie qui s’achève en aura tout au contraire renforcé la pertinence.
Le parti socialiste Français approuve? désapprouve?
Moi je la connais la réponse . Lui ne sait nous répondre!
Qu’il s’exprime le peuple de gauche s’impatiente!
A suivre...

